La star britannique du X Bonnie Blue fait désormais face à une sanction radicale en Asie du Sud-Est. Expulsée d’Indonésie début décembre, la créatrice de contenus pour adultes a été officiellement interdite d’entrée sur le territoire indonésien pour une durée de dix ans. Une décision forte, prise par les autorités d’un pays connu pour sa législation stricte en matière de moralité et de respect des valeurs culturelles. Cette affaire relance le débat sur le comportement des influenceurs et créateurs de contenus étrangers à Bali, destination touristique majeure mais de plus en plus vigilante.
Une expulsion liée à des soupçons de production pornographique
Bonnie Blue, âgée de 26 ans et connue notamment sur OnlyFans, a été interpellée à Bali après une descente de police le 4 décembre dans un studio situé à Badung, près de Denpasar. Les autorités soupçonnaient la présence d’un dispositif destiné à produire du contenu pornographique, activité strictement interdite en Indonésie.
Lors de la perquisition, la police a saisi une camionnette bleue portant l’inscription « Bang Bus », un élément qui a renforcé les soupçons. Deux autres ressortissants britanniques et un Australien ont également été arrêtés dans cette affaire. L’Indonésie, premier pays musulman au monde par sa population, prévoit jusqu’à 12 ans de prison et une lourde amende pour la production ou la diffusion de contenus pornographiques.
Des vidéos privées mais aucune poursuite pénale
Après analyse du téléphone portable de l’actrice, les forces de l’ordre ont découvert plusieurs vidéos privées. Toutefois, aucune charge pénale n’a été retenue. Selon la direction générale de l’immigration, ces fichiers n’étaient pas destinés à une diffusion publique et relevaient d’un usage strictement personnel.
Malgré l’absence de poursuites judiciaires, les autorités ont estimé que Bonnie Blue et ses accompagnateurs étaient entrés sur le territoire dans un but commercial, incompatible avec leur visa touristique. Cette seule infraction a suffi à justifier leur expulsion immédiate et l’application d’une interdiction de séjour de dix ans.
Une atteinte à l’image touristique et aux valeurs locales
Le directeur général par intérim de l’immigration, Yuldi Yusman, a précisé que ces activités étaient jugées susceptibles de troubler l’ordre public et de nuire à l’image touristique de Bali. L’île, bien que réputée pour son ouverture et sa vie nocturne, reste profondément attachée au respect de ses valeurs culturelles et religieuses.
Ces dernières années, les autorités balinaises ont multiplié les sanctions contre les touristes jugés irrespectueux. Plusieurs influenceurs étrangers ont déjà été expulsés pour des comportements provocateurs, notamment des poses dénudées sur des sites sacrés.
Une polémique amplifiée par les réseaux sociaux
Bonnie Blue s’est fait connaître pour ses provocations assumées et ses défis extrêmes largement relayés sur les réseaux sociaux. En début d’année, elle avait déjà créé la controverse en annonçant vouloir coucher avec plus de mille hommes en douze heures.
Son séjour en Australie puis à Bali coïncidait avec la “schoolies week”, période festive très populaire auprès des jeunes diplômés australiens. Elle avait alors publié plusieurs vidéos de soirées, multipliant les allusions sexuelles, ce qui a attiré l’attention des autorités locales.
L’interdiction d’entrée de Bonnie Blue en Indonésie pendant dix ans illustre la fermeté croissante du pays face aux dérives de certains touristes et créateurs de contenus. Si Bali reste une destination prisée pour sa liberté apparente, elle impose des limites claires en matière de respect culturel et légal. Cette affaire sert désormais d’avertissement aux influenceurs internationaux : la notoriété et la visibilité sur les réseaux sociaux ne garantissent aucune immunité face aux lois locales.








