Le 27 septembre 2026, dans une salle de la préfecture de Vaucluse, 173 bulletins ont suffi à refermer une ambition. La compagne d’Olivier Galzi, Anaïs Hausmann, 13e adjointe au maire d’Avignon, menait sa propre liste aux élections sénatoriales. Elle a terminé quatrième, sans siège. En six mois, le couple formé par l’ancien présentateur du 20 Heures et la conseillère en stratégie de marque sera passé du triomphe municipal à la contestation ouverte. Pas si simple, de transposer une notoriété d’antenne dans l’arène locale.
Qui est la compagne d’Olivier Galzi ?
La compagne d’Olivier Galzi s’appelle Anaïs Hausmann. Elle siège au conseil municipal d’Avignon depuis mars 2026 comme 13e adjointe, déléguée à l’innovation et à la valeur territoriale, une délégation taillée sur mesure pour un profil venu du privé plutôt que de l’appareil partisan.
Son nom est resté confidentiel tant que Galzi était à l’antenne. Il a surgi dans le débat public le jour où elle est entrée en politique à ses côtés. C’est là toute la singularité du dossier : contrairement à la plupart des conjointes de personnalités médiatiques, Anaïs Hausmann n’est pas devenue publique par une photo de red carpet, mais par un procès-verbal de conseil municipal.
Pourquoi la compagne d’Olivier Galzi fait-elle polémique à Avignon ?
Parce qu’elle a bénéficié, comme les dix-neuf autres adjoints, d’une revalorisation d’indemnité votée le jour même de l’installation du conseil. Le samedi 28 mars 2026, la nouvelle majorité adopte une architecture inhabituelle : l’indemnité du maire baisse de 14 %, pour s’établir à 4 750 euros nets mensuels, tandis que celle des adjoints et conseillers délégués grimpe de 35 %, soit 1 493 euros nets par mois. Coût supplémentaire pour la ville : 11 000 euros bruts par mois, selon France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.
L’opposition socialiste s’en empare immédiatement. « Cela envoie un signal terrible aux Avignonnais, où 30 % vivent sous le seuil de pauvreté et 70 % sont éligibles au logement social », tacle l’élu PS David Fournier. Nuance notable : la conseillère RN Anne-Sophie Rigaud, elle, ne suit pas la charge et rappelle que le niveau d’indemnité ne fait que revenir à ce qu’il était avant la mandature de la socialiste Cécile Helle.
Que répond Olivier Galzi aux critiques visant sa compagne ?
Il assume, et il s’agace. Sur le fond budgétaire, le maire d’Avignon argumente : « Cette augmentation de 35 % ne représente que la moitié du plafond légal autorisé », avant d’ajouter, mi-figue mi-raisin, que ses adjoints toucheront 1 493 euros nets par mois — « on a vu mandat républicain plus lucratif ».
Sur le cas particulier de sa compagne, le ton change. « Il est déplorable de réduire une femme à son statut de “femme de” », rétorque-t-il, en défendant une délégation attribuée sur compétences. L’argument porte, mais il ne désarme pas l’objection de principe : dans une équipe de vingt adjoints, la présence de la conjointe du maire crée une exposition dont aucun élu ne sort indemne. Galzi le sait. Il a choisi de passer outre.
Quel résultat la compagne d’Olivier Galzi a-t-elle obtenu aux sénatoriales ?
173 voix, 13,45 % des suffrages exprimés, aucun siège. Le 12 juin 2026, Anaïs Hausmann est annoncée tête de liste du mouvement « Le bon sens des territoires », lancé par Olivier Galzi et présenté comme transpartisan : « Ce mouvement est destiné à accueillir toutes celles et ceux qui pensent que l’appartenance à notre territoire doit primer sur toute appartenance partisane et que le bon sens doit être notre seule boussole », expliquait-il alors à ICI Vaucluse.
La droite départementale, elle, voit surtout un éclatement des voix. « Une élection sénatoriale, ce n’est pas une élection municipale… Je ne suis donc pas certain que ce soit la bonne aventure, à la fois pour Avignon, et pour Anaïs Hausmann », prévient Julien Aubert, secrétaire départemental des Républicains. Le sénateur sortant Jean-Baptiste Blanc avait, dès mai, plaidé pour l’union : « si on multiplie les listes, on va favoriser le RN ».
Le 27 septembre, le verdict des grands électeurs leur donne raison. Sur 1 318 inscrits, 1 303 ont voté — une participation de 98,86 %, un taux que peu de scrutins français atteignent. Les trois sièges partent à Jean-Baptiste Blanc (LR), Dominique Santoni (LR) et Thierry d’Aigremont (RN), premier sénateur RN de l’histoire du Vaucluse.
| Liste | Tête de liste | Voix | % | Sièges |
|---|---|---|---|---|
| Le Vaucluse 2032 | Jean-Baptiste Blanc (LR) | 501 | 38,96 % | 2 |
| Au service des communes | Thierry d’Aigremont (RN) | 349 | 27,14 % | 1 |
| Agir ensemble, pour le Vaucluse | Lucien Stanzione (PS) | 198 | 15,40 % | 0 |
| Le bon sens des territoires | Anaïs Hausmann (DVD) | 173 | 13,45 % | 0 |
Olivier Galzi est-il marié ? Ce que la presse documente réellement
Aucune source établie ne fait état d’un mariage entre Olivier Galzi et Anaïs Hausmann. Les textes de presse régionale et nationale emploient systématiquement le terme « compagne », jamais celui d’épouse. La prudence s’impose donc sur ce point.
Ce que l’on sait en revanche vient de Paris Match, en février 2026, pendant la campagne municipale : Olivier Galzi s’est installé à Avignon dès 2013 avec son épouse de l’époque et leurs deux filles, aujourd’hui âgées de 18 et 14 ans. Le même reportage évoque la vente de sa maison et un projet d’installation sur l’île de la Barthelasse, cette langue de terre posée au milieu du Rhône, face aux remparts. La formule « épouse de l’époque » indique une séparation ; aucune source établie n’en précise ni la date ni les circonstances, et il n’y a pas lieu d’en inventer.
Pour le reste, l’homme a toujours tenu sa vie privée à distance des plateaux — une discrétion que partagent beaucoup de visages du service public, à l’image de Marc de Chalvron ou de Florence Dauchez.
Comment Olivier Galzi est-il passé du 20 Heures à la mairie d’Avignon ?
Par un retour aux sources, au sens strict. Né le 26 octobre 1971 à Tunis, Olivier Galzi a grandi à Avignon et usé ses bancs au lycée Frédéric-Mistral. DEUG de sciences du langage à l’université d’Avignon, diplôme de Sciences Po Grenoble en 1994, passage par l’École nationale d’administration publique du Québec : le parcours ne doit rien au hasard.
Il débute au Canada en 1993, du côté de Radio-Canada et de La Presse, rentre en France en 1995, puis entre à France 2 où il reste douze ans — présentateur des journaux de Télématin, joker du 20 Heures. Suivent sept années à i-Télé puis CNews (2010-2017), où il porte La Matinale, L’Édition du soir et La Grande Édition, avant LCI (2018-2020) et ses rendez-vous Le Grand Soir et 9h Galzi. En octobre 2019, une comparaison malheureuse entre le voile et les uniformes SS, prononcée à l’antenne, lui vaut une volée de critiques.
Il quitte la télévision en 2020 pour rejoindre le groupe d’ingénierie Edeis comme vice-président. Puis vient 2026 : liste divers droite soutenue par Horizons et l’UDI, 40,4 % au second tour, victoire contre la sortante Cécile Helle et le RN. Il devient maire le 28 mars, président de la communauté d’agglomération du Grand Avignon le 8 avril.
À retenir
- La compagne d’Olivier Galzi est Anaïs Hausmann, 13e adjointe au maire d’Avignon, déléguée à l’innovation et à la valeur territoriale.
- Elle a bénéficié de la hausse de 35 % des indemnités d’adjoints votée le 28 mars 2026, ce qui a déclenché une polémique locale.
- Tête de liste « Le bon sens des territoires » aux sénatoriales du 27 septembre 2026, elle a recueilli 173 voix (13,45 %) et aucun siège.
- Aucun mariage n’est documenté : la presse parle de « compagne ». Galzi est père de deux filles nées d’une précédente union.
- Ancien joker du 20 Heures de France 2, il est maire d’Avignon depuis le 28 mars 2026.
Reste une question que ni les 173 bulletins ni les communiqués n’ont tranchée : jusqu’où un élu peut-il associer sa compagne à son projet sans que le projet finisse par se confondre avec le couple ? Olivier Galzi a passé vingt ans à poser ce genre de questions aux autres. Il découvre, de l’autre côté du plateau, qu’elles sont nettement moins confortables à recevoir.








