Sur le bord de mer de Nice, les voitures ont disparu et une arche « The Tour » s’est dressée face à la Méditerranée. Jeudi 22 octobre, le quai des États-Unis et le quai Rauba-Capeù étaient réservés aux vélos, de 8 heures à 18 heures. Des tribunes, des camionnettes chargées de bicyclettes : le décor d’une grande course, monté pour le cinéma.
La raison de ce ballet, c’est « Pumping Black », le nouveau film de l’Américaine Mimi Cave, qui tourne en ce moment sur la Côte d’Azur. Natalie Portman et Jonathan Bailey en sont les deux têtes d’affiche.
Un thriller sur l’envers du vélo
Jonathan Bailey, révélé par « La Chronique des Bridgerton », y joue Taylor Mace, un coureur de 35 ans dont la carrière s’essouffle à l’approche du Tour de France. Natalie Portman incarne Andrea Lathe, une médecin ambitieuse qui le prend en main et le pousse vers des méthodes de moins en moins avouables. Le scénario, signé Haley Hope Bartels, en fait un thriller psychologique sur le dopage. Lukas Gage et Alex Akpobome figurent également au générique.
Mimi Cave signe là son troisième long métrage, après « Fresh » en 2022 et « Holland » en 2025. Amazon MGM Studios a acheté le film au marché du Festival de Cannes en mai 2026, pour un montant évalué à plus de 20 millions de dollars par Deadline. MountainA, la société de production de Natalie Portman, est associée au projet.
Nice jusqu’au 31 octobre, Paris en novembre
L’équipe a d’abord filmé en montagne, dans les Alpes. Elle est arrivée à Nice et dans son arrière-pays à la mi-octobre. Le tournage azuréen s’achève le 31 octobre, entre les quais et les routes de Sospel. Un appel à figurants annonce ensuite des journées de tournage en Île-de-France, du 1er au 30 novembre. La production a cherché des cyclistes de bon niveau comme figurants, avec leur propre vélo de compétition, rémunérés de 130 à 250 euros brut la journée. La sortie est annoncée pour 2027.
Ce que ça change, et ce que ça ne change pas
Un tournage de cette ampleur n’est pas une promesse de croiser l’actrice au coin de la rue. Les fermetures restent ponctuelles, limitées à une journée et à un périmètre précis du front de mer. Les scènes de peloton, elles, se jouent surtout dans l’arrière-pays, loin des terrasses du Vieux-Nice. Et si le film parle de dopage, c’est une fiction : aucune affaire réelle n’est visée.
Reste la plus belle image de la semaine : un bord de mer rendu aux vélos, même pour de faux. Qui s’en plaindrait ?








